En pleine acclimatation…

L’acclimatation, ah quelle affaire !!

Et ce n’est pas qu’en matière de météorologie ! Bien sûr, il faut s’adapter aux températures pas toujours très fraîches mais supportables (de 25°C la nuit à 35°C en journée) et prendre les bons réflexes quand on part en mobylette (regarder d’abord le ciel car s’il est gris, mieux vaut ne pas s’aventurer tout de suite et attendre que l’averse soit passée ; toujours penser à prendre un kway ;  s’asperger de bombe anti-moustique si on pense revenir après la tombée de la nuit…)

Mais en plus du temps, il y a la nourriture ! A mon arrivée, j’ai trouvé les menus très variés et très appétissants mais après réflexion on s’aperçoit que ça ne varie pas tant que ça ! Midis et soirs, on peut avoir : pâtes, riz, tô (pâte de mil que je n’arrive pas encore à apprécier), petits pois, ignames, benga (pas de traduction en français, genre de lentilles sèches), très peu de viande, de temps en temps une salade de crudités (tomates, concombres, oignons), des petites bananes frits (ça par contre, c’est trop bon !) mais jamais de dessert. Dur dur pour mon estomac ! Vivement que la gazinière de notre maison soit réparée pour qu’on puisse manger de temps en temps autre chose ! Je dis ça mais finalement, je n’ai pas trop à me plaindre puisque j’ai la chance de faire l’expérience de nouvelles sensations gustatives ! Comme le bissap ou le zom koom qui sont des boissons d’ici !

 

En terme d’acclimatation, on peut aussi parler du rythme quotidien. Pour le moment, je suis encore un peu en vacances car je n’ai que 5 heures de cours de maths par semaine. L’autre collège-lycée où je donne la plupart de mes cours ne fait sa rentrée que le 2 octobre. Donc, je ne suis pas encore rôdée… Faudra voir comment je réagis aux levers à 6h15 tous les jours !

 

Je pourrai parler aussi de l’acclimatation au niveau culturel, mais ce serait un trop gros chapître à traiter alors je préfère lui réserver un article à lui tout seul, à venir…

Ca y est, je suis enfin arrivée !

Voilà 10 jours que je foule la terre burkinabè et déjà pleins de découvertes, de nouvelles sensations, et de belles rencontres.

 

Après une arrivée tardive (minuit heure locale) sur le tarmac de Ouagadougou, quelle surprise de voir 6 personnes pour m’accueillir !

Au petit matin, j’ai le plaisir de découvrir, de jour, le paysage que je verrai désormais tous les matins pendant une belle durée ! Pas mal du tout ! Un cadre on peut dire idyllique pour le pays car je suis à l’orée de la forêt donc un endroit très ombragé, vert, fleuri et sauvage…

Le juvénat St Joseph de Saaba (à 15 kms de Ouaga) est un très grand terrain (environ 3 ou 4 hectares) où siègent un collège de garçons, un internat, une communauté de frères, un noviciat, une entreprise de pompes, une imprimerie, 3 terrains de foot, un terrain de basket, un poulailler, une porcherie, un potager, un lieu de retraite, etc… et j’en passe ! Autant dire que je ne suis pas seule !

 

 

 

Le collège à

 

 

 

 

 

 

 

Sa cour de récréation avec le terrain de basket et volley.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison que je partage avec un couple français (Blanche et Frédéric) , coopérants également, est très spacieuse et agréable : 3 chambres, un salon, une cuisine, des sanitaires, 2 terrasses, un beau jardin avec un hamac !! Mon rêve !

 

 

Les premiers jours, Frère Victor, le directeur du collège et donc mon directeur, nous a aidé à nous procurer de l’argent (vive les cartes Mastercard qui ne marchent pas ici ! merci à mon banquier !), une mobylette, un casque indispensable… Par la même occasion, il nous conduit chez de la famille qui nous accueillent comme des princes.

 

Avec ma mobylette (photo à venir !), c’est la liberté assurée ! Facile de sillonner le village de Saaba (qui est en fait une ville de 50 000 habitants mais sans réel centre ville…) sur les pistes. On ne rencontre le goudron que lorsqu’on arrive sur la route de Fada N’Gourma à Ouaga. Et là, c’est assez comique : sur la même route, sans ligne blanche, ânes avec charrette, vélos, mobylettes, motos, voitures, camion, semi-remorques se mêlent en se doublant sans vraiment de règles ! Mais en fait, les gens font beaucoup plus attention aux autres, contrairement en France où on conduit avec le code de la route en oubliant parfois ce que peuvent faire les autres.

Comme nous sommes 6 blancs coopérants entre Saaba et Ouaga, on en profite pour se retrouver et découvrir la ville et ses avantages (par exemple le grand parc du bois de boulogne avec sa faune et sa flore très africaine : j’y ai vu un caïman !).

 

 

Une chenille ! On comprend pourquoi les papillons sont magnifiques !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, jeudi 14 septembre, les juvénistes (collégiens) arrivent s’installer à l’internat. Lundi prochain commencent les cours : finies les vacances ! Mais, pour moi, ce sera un départ en douceur puisque je n’aurai que les 4ème en maths. J’enseignerai aussi les maths en 6ème et 5ème et la Physique-Chimie en BEP 1ère année mais c’est dans un autre établissement de Saaba qui fait sa rentrée le 27 septembre. J’aurai les 4 kms à faire en mob pour aller faire cours, de quoi prendre l’air et faire ma pause !

 

Hier soir, nous avons invité les frères à prendre un pot à la maison pour leur remercier de cet accueil chaleureux (sous la forme d’une chanson évidemment !) et leur ouvrir officiellement notre maison à chacun de leur passage.

Voici quelques photos de cette soirée bien animée.

 

       
   
 


Je m’envole demain