Tout d’abord milles excuses pour cette désertification du blog mais comme vous avez pu l’imaginer, j’ai été bien occupée ces derniers temps.
En effet, le 20 janvier le Faso a vu débarquer sur son sol deux blanches venues découvrir ce fabuleux pays. L’une d’entre était ma vieille (autrement dit ma maman sachant que « vieille n’est pas péjoratif ici mais plutôt une marque de respect) et l’autre était une amie du Poitou.
Elles ont pu visiter quelques régions du Burkina Faso : Saaba bien sûr, quelques quartiers de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso (2ème plus grande ville), Tiébélé (village de cases peintes de motifs africains)… Bien que j’étais pas en vacances, j’ai pu prendre quelques jours pour voyager avec elles. Elles ont pu voir un aperçu de ma vie quotidienne : les cours, les activités, les visites à la maison, les repas chez les frangins, les ballades en mob, les courses ou shopping à Ouaga, etc…
Cela dit, ce n’est pas facile d’essayer de montrer ce qu’on vit depuis 5 mois en 2 semaines seulement, mais c’est déjà pas mal !!
Il y a 2 semaines a eu lieu le plus grand pèlerinage du Burkina à Yagma (à l’image de notre Lourdes) : les gens se lèvent tôt pour venir assister à la messe en plein air. Venant des 4 coins du pays, ils arrivent à pied, à vélo, en mob, en voiture, en car ou même en camion où les gens s’entassent dans la remorque.
Pour ma part, j’ai fait la moitié en mob jusqu’à Ouaga pour y rejoindre les juvénistes et y passer la nuit. Le lendemain matin, à 2h, tout le monde au taquet et on gambade jusqu’à Yagma : une dizaine de kilomètres à fond les manettes entraînée par des chants en tout genre.
Dès 8h commence le chapelet puis la messe s’ensuit jusqu’à 14h !!! Et cela en plein soleil évidemment ! Mais heureusement, les religieux avaient des places réservées sous les tentes. Non pas que je sois religieuse mais accompagnée de ces derniers : c’était l’avantage !
Une fois la bénédiction donnée, toute la foule se dirigère vers l’unique sortie. Vous imaginez donc la suite : embouteillage !!
Nous voilà au début du carême mais qui dit carême dit mardi gras : comme nulle part ailleurs, le juvénat décrète que cette journée sera libérée pour faire une sortie avec les élèves à la forêt de Ouaga. Je les ai rejoins pour prendre le repas bien gras : du riz gras avec un peu de porc et de poulet pour changer ! c’était la fête pour eux, moins pour moi alimentairement parlant !
(Heureusement je me suis rattrapée le soir même.) Après avoir bien bu (du bissap) et bien mangé, chacun profitait de ce temps libre comme il voulait. La plupart était avec un ballon aux pieds ou aux mains, d’autres jouaient au Ludo (jeu des petits chevaux), d’autres encore bouquinaient tranquillement… j’en ai profité pour jouer (vous me connaissez, impossible de les regarder jouer sans toucher la balle !) au tennis ballon et pour jouer à la tèque, jeu qu’ils ne connaissaient pas. De très bons moments passés ensemble hors des murs du juvénat…
En ce moment, pas mal de blancs sont de passage ici (français, italiens, allemands). C’est intéressant de confronter nos ressentis sur la vie africaine.
La semaine prochaine j’accueille ma chargé de mission (de la DCC) qui vient pour faire un bilan de mi-parcours avec chaque coopérant et son partenaire local. Ca fera encore un arrivage de bonnes choses à manger !!
Mercredi prochain arrive ma grande sœur adorée, et ce sera à son tour de découvrir le Burkina Faso !!