La modernité…

            Est-ce si bien que ça la modernité pour le Burkina ? Oui sûrement, mais à quel prix ?

             Jean-Marie, un ami, me faisait justement remarquer qu’il ne vivait pas si bien que ça les avancées modernes que vivait le pays. Il ne se disait pas le seul à penser ceci : Les burkinabè sont « perdus » dans le sens où ils ne savent plus où aller, que faire, et qui ils sont.

             Le pays part de son histoire avec sa, certes, lente progression, mais avec sa culture très forte et encore existante, surtout dans les villages. Comment faire pour cette nouvelle génération de jeunes pour gagner sa vie et survivre ?    Les choses veulent que les villes attirent de plus en plus. La brousse se dépeuple donc à très grande vitesse. Même si le nombre de naissances est encore très élevé dans les villages, un petit nombre parmi ces enfants y restera pour travailler. Les autres, s’ils ont la chance d’aller à l’école et d’y réussir, ils auront tout naturellement envie d’aller là où il y a du travail, c’est-à-dire en ville.

             La ville, lieu où les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent sans rendre de comptes à personne. Les tentations sont nombreuses et les déviances plus possibles. On pourrait alors se dire : « c’est tant mieux si une telle personne accède aux avantages et inconvénients de la ville et si comme nous, il accède à ce monde moderne. »

     Le problème est que cette personne a une histoire, personnelle et culturelle, très forte, bien plus présente que la nôtre. Ce qui induit des conséquences.

Comment doit-il agir ? Comme ce que ses « vieux » et ses ancêtres lui ont recommandé d’être et de faire ou suivre la mode sans se soucier de leurs paroles.

         Par exemple :

- Lors d’une fête de famille, commencer les salutations par le vieux et la vieille ou faire comme bon lui semble, peu importe l’ordre ?

- Ecouter sagement les paroles du vieux, même s’il n’est pas toujours clairvoyant, ou mettre fin à son discours en pensant qu’il ne comprend rien et qu’il est à côté de la plaque ? (-à savoir qu’apparemment, même eux évoluent considérablement leurs idées sur la vie et ne restent pas si figés que ça.-)

- Pour obtenir un travail, aller au village faire des sacrifices (d’animaux) ou multiplier les entretiens et les concours ?

- pour lutter contrer la stérilité, aller au village voir des marabouts et faire des sacrifices ou se fier à la science.

             Comment avancer sans oublier et nier sa culture si on la juge importante de la conserver pour soi et pour l’histoire du pays ? 

            Faut-il toujours s’incliner, au sens propre du terme, devant ses vieux ou rester debout, plus en hauteur qu’eux ? Des symboles peut-être mais toute une signification et une manière de vivre derrière tout ça…

Respecter la tradition ou en créer une nouvelle ?

 Après ça, un autre ami m’en parlait avec les mêmes mots et me chantait la chanson qu’il avait composé : « L’Afrique souffre, l’Afrique souffre, elle ne sait plus qui elle est… » Puis mon grand frère (d’ici) me parle des africains qui ne savent plus qui ils sont, qu’ils ne sont ni noirs ni blancs…

 Voilà pourquoi ils se disent « perdus ».

 

En août…

Arrivée le 31 juillet sur le tarmac de Roissy, j’ai pris le train pour Ruffec City où j’arrive le soir avec un retard prévu d’1h. Au final, le train n’a eu que 30 min de retard : du coup, vous imaginez la suite : personne à la gare pour m’accueillir !! sniff !! mais heureusement que les grands-parents ont toujours une longueur d’avance et ont donc étaient les premiers à me voir ! Mais non, je ne vous en veux pas maman et Marie, c’était la faute du train !

            Le lendemain, direction « la Vendée » où toute la famille Francès et Guillaud se retrouvaient autour de la ptite star nommée Pauline qui fêtait sa 1ère année passée. Une belle journée de retrouvailles familliales…

la famille FrancèsPauline portée à l’africaine, mais elle n’a pas trop aimé ! les frangines Guillaud

Etant à 2 pas de la mer, on a bien sûr profité de la force des éléments : les tubes pour faire du body et le vent pour le kite (grand cerf-volant avec planche à roulette si on le sent !).

avant… …après !

On profite de la côte un peu plus longtemps avec Marie avant de rejoindre la famille bretonne pour une petite semaine. Et là, la chance était avec nous : du beau temps du début à la fin ! Apparemment la seule belle période de l’été !

            Hébergés au moulin chez Mamie, on passe d’agréables journées chez les cousins, les tontons et les tatas où la gastronomie est digne des restos alors pour moi, c’est la fête ! Et qui dit Bretagne dit mer donc passage obligé aux « blancs sablons », notre plage préféré. J’ai eu également la belle occasion de m’initier au ski nautique. Mais pour skier sur l’eau, il faut déjà réussir à sortir le corps de l’eau et ça, c’est pas fastoche !

Hélène et Mamieavec les bretons

La route nous appelle : Kenavo Breizh !

            Un petit détour par Loctudy chez Christelle où on ne résiste pas à l’envie de savourer les délicieuses crêpes de la chouannerie !

un phare breton sans le far breton

notre fameuse crêperie
           

Cap vers la Charente où les amies angevines me retrouvent pour passer le week-end. On se raconte nos petites vies respectives et on se remet à jour sur les ragots et évènements importants évidemment ! Comme au bon vieux temps des études !

 we entre filles…

            Voilà qu’arrivent plus de 2 semaines pour me requinquer et refaire le plein d’énergie avant de repartir. Inutile de vous dire que je passais plus de temps à dormir qu’à être éveillée !! J’en ai profité pour passer du temps en famille, faire des choses infaisables l’année, faire du sport avec les cousins, et glandouiller un peu dans le canap !

 les 80 ans de Pépé !l’Afrique en charente !

            Avant que nos versaillais (famille de mon frère) ne quittent leur château pour les pyrénées, on s’organise un we famille chez eux. Au programme : spectacle pirotechnique sur le Roi Soleil (on n’a pas tout compris de l’originalité mais c’était sympa !), balades dans Paris et dans la forêt de Fontainebleau.

 we famille à Paris

            Après quelques semaines de ressourcement en famille et entre amis arrive (enfin) le jour de redécoller pour l’Afrique !