J’ai eu la chance de participer à un congrès national de bioéthique (ouvert à tous).
Sur des thèmes très intéressants les congressistes ont pu échanger durant 3 jours. N’ayant pu assister qu’à une seule journée, je retiendrai la conférence du Dr Marguerite A.PEETERS (Belgique) sur « Les enjeux des développements institutionnels africains pour la vie et la famille » et le débat qui s’en est suivi.
Je vous fais part de ce que j’en ai retenu :
Dans les années 90, on pensait que c’était le temps de la montée occidentale. Arrive un nouveau langage : développement durable, logique gagnant/gagnant, protection de la reproduction… des mots et des concepts qui passent bien. On assiste à un basculement de la modernité à la post-modernité qui rejette la logique de croissance.
Cette révolution se fait silencieusement car elle se passe au dessus du niveau national (par les ONG).
Un processus de transformation culturelle se met en place avec un vocabulaire qui évolue :
On passe de mariage à amour libre, de mari/femme à partenaire, de bonheur à bien-être, d’autorité parentale aux droits des enfants, du don de soi à la possession de son corps, de la procréation à la reproduction, de la communion entre personnes à la fusion entre individus sans visages, de la complémentarité entre hommes et femmes à la répartition des tâches et égalité…
Ainsi, l’Afrique prend conscience de l’état de déconstruction de l’Occident. Elle a ici une chance de montrer ses valeurs universelles auxquelles elle est très attachée.
Elle vit une espérance. La difficulté réside dans le fait qu’elle doit participation à la mondialisation sans se laisser séduire par les méfaits.
Pas facile facile…
Pour plus d’infos sur la vie ici, visitez le super blog de Aude et Renaud, coopérants DCC à Ouaga : coope.decalee.free.fr/
ysengrimus a dit,
mai 2, 2008 à 5:37
La mondialisation et le Tiers-Monde, cocktail puissamment explosif…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/01/le-capitalisme-se-deploie-sur-une-sphere-finie/
Paul Laurendeau