Noël s’est préparé tout doucement… moins rapidement qu’en France en tout cas où tout le monde s’affaire dans les magasins j’imagine ! Ici, pas de courses à faire puisque pas de cadeaux à offrir : pratique n’est-ce pas ! Ils fêtent simplement la naissance du petit Jésus sans tralala, avec juste un bon repas un peu festif (mais il y a toujours du riz gras bien sûr pour ceux qui n’aiment que ça !), quelques guirlandes et une crèche en terre devant les maisons.
Même si c’est l’essentiel, quand on est habitué à tout ce qui va autour (lumières, sapins, cadeaux, papa noël, musiques de noël) eh bien c’est plus difficile de se mettre dans l’ambiance sans tout ça.
Mais quand vient le 24 décembre, on s’affaire dans les préparatifs et le cœur est en alors en fête ! Cette année, le réveillon du 24 s’est fait à la maison avec des blancs coopérants et des amis burkinabè. Entre les plats d’entrée et les desserts, on est partis en convoi de mob à la messe qui se faisait à l’extérieur où une foule immense était installée sur des bancs ou des pagnes. Les chants en français ou mooré pour la plupart étaient joyeux et dansants. Les anges dans nos campagnes ont également entonné l’hymne des cieux au Burkina !
La fin de soirée s’est passée autour de bons desserts bien appréciés par nos estomacs ! La preuve en image ! Et pour ne pas changer nos habitudes de petits blancs, on s’est offert un cadeau chacun !
Sur un fond de guitare, le sommeil a pris le dessus.
Le lendemain, c’était le jour des visites à rendre chez les familles et dans les communautés des frères. Il fallait penser à ne pas trop boire et manger car on te servait toujours une bonne assiette et un verre bien rempli !
La panse bien pleine, on est parti le lendemain pour un séjour d’une semaine au Ghana.
Pays vraiment différent du Burkina par son paysage tout d’abord, sa langue (pays anglophone), son organisation, son climat, j’ai pu découvrir une autre facette de l’Afrique. Et c’est là qu’on se rend compte que l’Afrique est très diversifiée à tous niveaux, car si déjà deux pays frontaliers ne se ressemblent pas, on peut imaginer que le reste nous réserve beaucoup de surprises.
Partis à 4 avec 2 sacs et 1 guide en anglais, on attrape de justesse notre car partant de ouaga allant à Kumasi, grosse ville du Ghana à 13 heures de route. Le nord du pays ressemble pas mal au Burkina mais en arrivant vers le Sud, on entre dans la forêt tropicale et là, ça déménage !
Des palmiers, bananiers, herbes folles à perte de vue ! Je n’avais jamais vu autant de bananiers au km2 ! Du coup, on se régale en noix de coco fraîches, ananas et bananes. La cuisine est aussi différente où le riz n’est plus gras ou saucé mais « fried », c’est-à-dire frit et c’est pas mal non plus !
J’ai été impressionnée par la quantité de taxi et l’absence de 2 roues. Du coup, ca fait des embouteillages à longueur de journée. A Kumasi, j’ai découvert qu’un marché pouvait ne pas avoir de fin. Si on voulait faire un labyrinthe géant, on ne pourrait pas faire mieux ! Et j’ai compris le sens de l’expression : « noir de monde » !
Sans trop attendre, on est descendu sur la côte, non pas à Accra, la capitale, mais à Cape Coast, petite ville côtière dynamique. J’ai reconnu l’océan de chez nous sauf que la côte n’était pas la même, plus escarpé, plus rouge, moins « arrangée », plus palmifiée !
La baignade était incontournable même si plus sportive que sur nos côtes françaises. La plage étant plus en pente et les vagues plus puissantes, c’était impossible de faire plus de 4 brasses sans se faire surprendre par une vague ! Mais c’était intéressant !
On a pu visiter 2 forts construits par les hollandais pour en faire un lieu de stockage d’esclaves noirs attendant dans des conditions atroces de partir pour l’Amérique, l’Europe ou les caraïbes. Assez prenant comme visite même si je n’ai pas tout capté ce qu’a dit le guide anglophone !
Le réveillon du 31 s’est fait au bord de la plage dans un somptueux restaurant avec des tarifs de restauration également somptueux ! Mais, il fallait bien marquer le coup !
D’ailleurs on s’en souviendra du 1er janvier 2008 car on n’a pas échappé au destin des touristes au Ghana qui est de se faire voler ! Bon, en soi, ce n’est jamais dramatique de perdre des choses matérielles même si c’est embêtant et si ce sont des choses valeureuses mais c’est toujours rageant de se faire avoir alors qu’on était à 10 mètres des affaires à ramasser les coquillages ! Notre romantisme nous perdra !
Mais pas question de se laisser abattre, le voyage continue et surtout le retour en car qui s’annonce être long et rempli de surprises :
Il nous aura fallu 30 heures de car pour rejoindre notre capitale burkinabè. Après avoir attendu 4 heures en pleine nuit à tenter de dormir, le temps que la frontière s’ouvre, il fallait attendre 3 heures le temps de se faire contrôler. Attendez, ce n’est pas tout : un douanier nous connaissant nous invite à prendre un pot nous assurant que le car ne partira pas sans son accord. Problème, il est bel et bien parti sans nous ! Vite, un taxi pour le rejoindre à la ville suivante où il nous attendrait. Mais une fois arrivées, le chauffeur trouvait que les 10 minutes étaient trop longues (comparées aux précédentes heures d’attente !) et décide de continuer sans nous. Du coup, on a du attendre que passe une Dina (grosse voiture où il n’y a pas de nombre limité de passagers !) pour rentrer 3 heures plus tard, et tout ceci sans se faire rembourser ! Le « satisfait ou remboursé » n’est pas encore dans les mœurs ici…
Bref, un voyage haut en couleurs et un séjour très intéressant dans un très beau pays.
De retour de voyage, un pot entre profs du juvénat était organisé à Ouaga. Chacun a pu transmettre ses vœux de bonne année aux autres en se donnant les 4 fameux coups de boule, salutation incontournable en toute occasion festive !









eiram a dit,
janvier 7, 2008 à 6:53
Oh là là, mais c’est la folie sur ton blog !!! 1 message par jour ! Rassure-nous, tu travailles ou pas ?
C’est évidemment une blague, plus t’en mets, mieux c’est.
marie odile a dit,
février 7, 2008 à 5:41
un mois sans nouvelles… ça devient long !!
à très bientôt, il parait !
je t’embrasse
podevin marie-renée a dit,
mars 13, 2008 à 10:59
ton blog est supère,mieux que celui de ton colocataire qui est mon fils.Peux-tu lui dire de mettre des photos de Jean sur son blog .Tes aventures nous fait voire que chaque pays d’Afrique son différent et qu’il ne faut pas ce plaindre car on a de la chance d’avoir tout ce qu’on a.
amitié ,embrase très fort jean de la par de sa mamounette .
Vincent a dit,
avril 29, 2008 à 9:55
Bonjour Hélène,
Comment vas-tu ?
Ca fait un sacré petit moment que tu n’as pas mis d’articles sur ton blog…j’espère en tout cas que tu continues de faire de belles découvertes !
Tu rentres dans quelles que mois en France…ou tu resignes ..?
Au plaisir d’avoir de tes nouvelles,
Vincent (exilé….au Mans – c’est moins loin que l’Afrique – ais la brousse sarthoise vaut aussi le détour !)