La vie chère…

Un autre sujet sur lequel on ne peut passer, c’est….la vie chère bien sûr !!

Il est devenu impensable d’avoir une discussion un peu prolongée avec une personne sans que les 2 mots « vie chère » ne sortent des bouches. A vrai dire, je pense qu’actuellement ça doit être malheureusement le sujet le plus parlé au monde entier !

Pour vous dire concrètement ce qu’il se passe ici, les prix montent, flambent, explosent !! Comme partout finalement ! Le problème est qu’ici, pour les gens en bas de l’échelle, le 1er barreau qui était déjà haut s’écarte encore davantage du sol. Imaginez ceux qui n’avaient que 100 F par jour pour se payer 1 repas. Avec une augmentation jusqu’à 100%, le seul repas quotidien doit sauter… Ceux qui peuvent encore manger plus ou moins à leur faim se privent des choses secondaires mais pourtant capitales comme le savon et autres produits d’hygiène. Donc quand on parle de victimes de la vie chère, il faut compter tous ceux qui meurent indirectement de faim, c’est-à-dire de maladies dues à un manque d’hygiène, à une sous-nutrition, à une malnutrition…ce qui est forcément difficile à comptabiliser.

Pour vous dire, même nous, coopérants, nous avons changer notre alimentation : moins de couscous, moins de plats à base de lait, farine, moins d’huile dans les préparations… Donc plus de riz même s’il a beaucoup augmenté (le sac de 50 kg est passé de 12 000 à 17 500 Fcfa (18 € à 26 €) en 1 an). On a même du augmenter notre budget alimentaire quotidien (qu’on donne à notre cuisinière préférée Hortense). Et comme dit une chanson burkinabè, « tout augmente sauf le salaire des fonctionnaires » !

Heureusement que le carburant à la pompe n’a pas augmenté. Pourquoi ? Grâce à la SONABHY (SOciété NAtionale des HYdrocarbures) qui depuis a conservé du stock et nous le vend au même prix. Mais c’est une bombe à retardement : dans 2 mois, elle n’aura plus le choix : le prix à la pompe montera de minimum 100 Fcfa.

Bref, la situation est dramatique mais que faire ? Le positif dans tout ça, c’est que la population va être contrainte de produire plus et de consommer local. Et tout le monde sait que c’est dans ça que se trouve l’avenir d’un pays tel que le Burkina. Est-ce donc beaucoup de mal pour un bien possible ??

Cette semaine a eu lieu le festival Ciné droit Libre à Ouagadougou pour la 4ème édition. Ce concept a été créé pour faire ouvrir les yeux des citoyens sur la réalité cachée de certains problèmes ou conflits existant ici et ailleurs. Je m’explique : Plusieurs séances ciné suivis de débats avec des personnalités. Exemples de films documentaires : Thomas Sankara, (président révolutionnaire de 1983 à 1987) ; sur des journalistes qui dérangent par leur vérité comme Moussa Kaka au Niger, Guy Andre Kieffer en Côte d’Ivoire ; sur l’intervention des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme (leurs méthodes illégales d’interrogatoire des détenus) ; l’exploitation de la Jamaïque par les Etats-Unis (encore eux !)… très intéressant de voir ce que les médias nous cachent !

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