sortie d’excellence à Banfora
juillet 23, 2008 à 3:17 (Uncategorized)
juillet 23, 2008 à 3:17 (Uncategorized)
juillet 16, 2008 à 7:58 (Uncategorized)
Qui dit mai, dit dernier mois de l’année scolaire, dit également sortie de l’excellence !
Mais qu’est-ce donc ceci ?
Eh bien pour encourager les élèves à travailler, ils récompensent les meilleurs. Au 1er cycle (6ème à 4ème) il faut avoir 15 de moyenne ; au 2nd cycle (2nde, 1ère, BEP) ils leur faut 14 ; les élèves en classes d’examens ne peuvent pas y bénéficier en raison des dates des épreuves trop proches.
Cette année, elle a eu lieu dans la région la plus touristique et donc la plus belle du Burkina : Banfora ! 4 jours d’intenses moments, 4 jours d’échanges avec les élèves, 4 jours de visites et de détente, 4 jours de rencontre avec une autre ethnie, 4 jours de véritables vacances pour ces enfants… Deux visites à noter :
- La Société Nouvelle des Grands Moulins du Burkina (SN-GMB) :
Comme je sais que ça doit intéresser certains d’entre vous, et moi aussi bien évidemment, je vous fais part de mes impressions et de la p’te histoire de ce grand moulin :
Il existe 2 moulins au Burkina (à Ouaga et à Banfora). Celui de Banfora vient de rouvrir ses portes en janvier dernier avec un relooking et une modernisation des machines. Mais quand je dis « modernisation », faut pas rigoler avec ça ! Vous ne me croirez peut-être pas, mais je n’avais jamais vu de pareilles machines auparavant !
Le blé arrive par le train qui s’arrête exactement au moulin et déverse ses tonnes de grain dans les 32 silos à blé ! Du coup, il en faut des appareils à cylindre, des planchisters, des tuyaux à air pour acheminer la matière première (etc…) et tout ceci en neuf ! Il y a même une machine qui détecte le moindre métal et l’attire sur les parois de son cylindre (voir photo) !
Un laboratoire d’analyse du grain, de la farine et une mini boulangerie sont également sur le site.
Bref, une belle entreprise entièrement automatisée, pouvant même être démarrée depuis Paris !
Le Burkina s’est ici pris en main et ça fait plaisir à voir !
- CLIMA : Centre Lassalien d’Initiation aux Métiers de l’Agriculture :
Il s’agit d’un centre de formation perdu dans la brousse de Beregadougou (près de Banfora) créé il y a 2 ans par les frères des écoles chrétiennes (de Jean-Baptiste de Lasalle) consistant à former des couples aux métiers agricoles et manuels.
Le couple s’inscrit pour 2 ans et suit des cours théoriques et pratiques de façon à pouvoir gérer une ferme (travail de couture, artisanat pour la femme) à l’issue de la formation. Ils logent sur place avec leurs enfants s’ils en ont. Ils possèdent chacun une parcelle pour leur jardin et consomment ce qu’ils produisent. Des cours d’alphabétisation sont aussi dispensés pour leur permettre d’acquérir une base.
Ce beau projet de développement local est bien parti mais il ne fonctionnerait pas sans l’aide de partenaires internationaux (dons de particuliers, de communautés, jumelage…) Il leur faudra encore un peu de temps avant de pouvoir être autonomes. Comme toute création demande des investissements et que le gouvernement n’est pas prêt à les prendre en charge entièrement, il faut donc remercier l’aide extérieure.
Début juillet : Moment choc des vacances à ne rater sous aucun prétexte : Le stage multisports proposé par le comité sportif de l’EGT.
Le problème est que beaucoup l’ont raté !!!
Bon, commençons par le positif :
Le stage avait pour objectif de faire découvrir aux jeunes sportifs la diversité des activités sportives. Beaucoup ne jurent que par le football, sport roi du pays, mais souvent par non connaissance ou non expérience d’un autre sport collectif. Lors de chacune des 6 matinées, on proposait un sport collectif (basket, hand, foot, ultimate, volley) et après la pause, un jeu collectif (thèque, balle au prisonnier, drapeau, gamelle). Ils ont fait preuve d’enthousiasme et d’une très grande motivation toute la semaine. Le bilan du côté des joueurs est très positif car ils ont pris conscience qu’ils pouvaient prendre beaucoup de plaisir à jouer autrement qu’avec le pied !
Le hic de la chose est qu’on avait tablé sur une centaine d’inscrits sur les 600 élèves informés (avec une information passée à 2 reprises dans chaque classe) et que seuls 10 jeunes étaient présents !! Pourquoi ? C’est la question que je me pose encore.
Depuis 2 ans, je m’efforce de sensibiliser et motiver un maximum de jeunes au sport et comme le résultat n’était pas exceptionnel, on se questionne alors. Est-ce un problème de matériel (terrains, ballons…), de manque de persuasion de la part des profs de sport, de soutien des parents auprès de leurs enfants ou tout simplement un manque d’intérêt chez les jeunes ? Après réflexion et prise de recul, je penche plus pour les 2 dernières hypothèses. D’une manière générale, on remarque un manque de curiosité et d’intérêt pour les activités culturelles. De plus, les parents commencent de plus en plus à démissionner de leurs responsabilités et laissent leurs enfants livrés à eux-mêmes pendant les longues vacances de 4 mois. Et on sait tous que sans le soutien des parents, il n’est pas facile de convaincre un enfant. Mais comme l’évolution est à la modernisation, l’intérêt pour le sport devrait aussi venir tout doucement…
juillet 9, 2008 à 1:02 (Uncategorized)
Un autre sujet sur lequel on ne peut passer, c’est….la vie chère bien sûr !!
Il est devenu impensable d’avoir une discussion un peu prolongée avec une personne sans que les 2 mots « vie chère » ne sortent des bouches. A vrai dire, je pense qu’actuellement ça doit être malheureusement le sujet le plus parlé au monde entier !
Pour vous dire concrètement ce qu’il se passe ici, les prix montent, flambent, explosent !! Comme partout finalement ! Le problème est qu’ici, pour les gens en bas de l’échelle, le 1er barreau qui était déjà haut s’écarte encore davantage du sol. Imaginez ceux qui n’avaient que 100 F par jour pour se payer 1 repas. Avec une augmentation jusqu’à 100%, le seul repas quotidien doit sauter… Ceux qui peuvent encore manger plus ou moins à leur faim se privent des choses secondaires mais pourtant capitales comme le savon et autres produits d’hygiène. Donc quand on parle de victimes de la vie chère, il faut compter tous ceux qui meurent indirectement de faim, c’est-à-dire de maladies dues à un manque d’hygiène, à une sous-nutrition, à une malnutrition…ce qui est forcément difficile à comptabiliser.
Pour vous dire, même nous, coopérants, nous avons changer notre alimentation : moins de couscous, moins de plats à base de lait, farine, moins d’huile dans les préparations… Donc plus de riz même s’il a beaucoup augmenté (le sac de 50 kg est passé de 12 000 à 17 500 Fcfa (18 € à 26 €) en 1 an). On a même du augmenter notre budget alimentaire quotidien (qu’on donne à notre cuisinière préférée Hortense). Et comme dit une chanson burkinabè, « tout augmente sauf le salaire des fonctionnaires » !
Heureusement que le carburant à la pompe n’a pas augmenté. Pourquoi ? Grâce à la SONABHY (SOciété NAtionale des HYdrocarbures) qui depuis a conservé du stock et nous le vend au même prix. Mais c’est une bombe à retardement : dans 2 mois, elle n’aura plus le choix : le prix à la pompe montera de minimum 100 Fcfa.
Bref, la situation est dramatique mais que faire ? Le positif dans tout ça, c’est que la population va être contrainte de produire plus et de consommer local. Et tout le monde sait que c’est dans ça que se trouve l’avenir d’un pays tel que le Burkina. Est-ce donc beaucoup de mal pour un bien possible ??
Cette semaine a eu lieu le festival Ciné droit Libre à Ouagadougou pour la 4ème édition. Ce concept a été créé pour faire ouvrir les yeux des citoyens sur la réalité cachée de certains problèmes ou conflits existant ici et ailleurs. Je m’explique : Plusieurs séances ciné suivis de débats avec des personnalités. Exemples de films documentaires : Thomas Sankara, (président révolutionnaire de 1983 à 1987) ; sur des journalistes qui dérangent par leur vérité comme Moussa Kaka au Niger, Guy Andre Kieffer en Côte d’Ivoire ; sur l’intervention des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme (leurs méthodes illégales d’interrogatoire des détenus) ; l’exploitation de la Jamaïque par les Etats-Unis (encore eux !)… très intéressant de voir ce que les médias nous cachent !
juin 11, 2008 à 7:53 (Uncategorized)
Mais que puis-je bien faire pour ne plus prendre le temps de réactualiser mon blog ? Est-ce possible d’être occupée en Afrique ?
Bon, c’est vrai que l’ambiance est aux tongs, débardeurs, et lunettes de soleil toute l’année mais faut croire que ça arrive d’être overbookée !
Alors maintenant que beaucoup d’entre vous savent que je suis en vacances, plus d’excuses pour retarder mes écrits !
Allons-y ! Mais par où commencer ?
Chronologiquement serait une solution mais j’ai plutôt envie de prendre les choses comme elles viennent selon l’importance qu’elles prennent dans mon esprit.
Je commencerai alors par la journée du 17 mai dernier, jour particulier, extra-ordinaire dans les murs de l’établissement Gabriel Taborin. Depuis un an, on s’y préparait, on y réfléchissait, on s’activait et là voilà qui est passée : la journée portes ouvertes ! Depuis quelques années (faut savoir que l’école s’est crée en septembre 1998 ) il est organisé une journée scientifique où les élèves circulent dans l’établissement pour découvrir ce que leurs camarades de filière technique ou générale font durant l’année. Un peu complexe et pas d’une utilité assez suffisante pour le travail fourni, on a alors pensé au concept, bien connu en France, de la « portes ouvertes ». Il est vrai que cette idée n’est pas encore répandue au pays. Nouveau pour tout le monde, il a fallu créer l’organisation depuis le commencement. On est parti d’un concept un peu européen évidemment à un concept un peu autre, plus africain, mais pas mal non plus ! La journée s’est finalement très bien passée. Le matin, après l’arrivée des officiels (personnes haut placées) et leurs discours, les visites ont commencées. Les électroniciens, les mécaniciens, les dessinateurs (du bâtiment), tout comme les généralistes, ont présenté leurs filières avec des expositions d’une qualité incroyable. Les nombreux visiteurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient. La soirée (oups l’après-midi si vous préférez) était plutôt festive avec le show des élèves : sketch, danses, play-back (ils adorent ça ici !), récitations, humoristes et chanteur invités pour l’occas, bref, il y avait de l’ambiance !
La nuit, tout le monde pouvait enfin souffler même si tout n’avait pas marché comme prévu. En tout cas, malgré les hics, on s’est tous félicité du beau travail effectué et peut-être verra-t-on des portes ouvertes dans les autres établissements ?
A la suite de cette journée, les vacances pointaient le bout de leur nez ! Il fallait donc grouiller pour finir les corrections, rendre les notes, participer aux conseils de classe…
Et au juvénat, ça chauffait aussi (dans le sens où je ne pouvais plus me permettre d’aller d’un endroit à l’autre en marchant mais en courrant !). La dernière semaine des juvénistes était réservée à la culture sous toutes ses coutures : ateliers tournants sur les cultures du monde, les modes d’expression (intéressant de les voir pour la première fois de leur vie faire de la peinture), diverses conférences et vidéos… Ils ont tellement peu d’occasions de faire de telles choses que cette semaine se devait être une réussite.
Je mets ça en ligne et continuerai plus tard…sinon, je ne m’en sortirai pas !
janvier 6, 2008 à 9:44 (Uncategorized)
Noël s’est préparé tout doucement… moins rapidement qu’en France en tout cas où tout le monde s’affaire dans les magasins j’imagine ! Ici, pas de courses à faire puisque pas de cadeaux à offrir : pratique n’est-ce pas ! Ils fêtent simplement la naissance du petit Jésus sans tralala, avec juste un bon repas un peu festif (mais il y a toujours du riz gras bien sûr pour ceux qui n’aiment que ça !), quelques guirlandes et une crèche en terre devant les maisons.
Même si c’est l’essentiel, quand on est habitué à tout ce qui va autour (lumières, sapins, cadeaux, papa noël, musiques de noël) eh bien c’est plus difficile de se mettre dans l’ambiance sans tout ça.
Mais quand vient le 24 décembre, on s’affaire dans les préparatifs et le cœur est en alors en fête ! Cette année, le réveillon du 24 s’est fait à la maison avec des blancs coopérants et des amis burkinabè. Entre les plats d’entrée et les desserts, on est partis en convoi de mob à la messe qui se faisait à l’extérieur où une foule immense était installée sur des bancs ou des pagnes. Les chants en français ou mooré pour la plupart étaient joyeux et dansants. Les anges dans nos campagnes ont également entonné l’hymne des cieux au Burkina !
La fin de soirée s’est passée autour de bons desserts bien appréciés par nos estomacs ! La preuve en image ! Et pour ne pas changer nos habitudes de petits blancs, on s’est offert un cadeau chacun !
Sur un fond de guitare, le sommeil a pris le dessus.
Le lendemain, c’était le jour des visites à rendre chez les familles et dans les communautés des frères. Il fallait penser à ne pas trop boire et manger car on te servait toujours une bonne assiette et un verre bien rempli !
La panse bien pleine, on est parti le lendemain pour un séjour d’une semaine au Ghana.
Pays vraiment différent du Burkina par son paysage tout d’abord, sa langue (pays anglophone), son organisation, son climat, j’ai pu découvrir une autre facette de l’Afrique. Et c’est là qu’on se rend compte que l’Afrique est très diversifiée à tous niveaux, car si déjà deux pays frontaliers ne se ressemblent pas, on peut imaginer que le reste nous réserve beaucoup de surprises.
Partis à 4 avec 2 sacs et 1 guide en anglais, on attrape de justesse notre car partant de ouaga allant à Kumasi, grosse ville du Ghana à 13 heures de route. Le nord du pays ressemble pas mal au Burkina mais en arrivant vers le Sud, on entre dans la forêt tropicale et là, ça déménage !
Des palmiers, bananiers, herbes folles à perte de vue ! Je n’avais jamais vu autant de bananiers au km2 ! Du coup, on se régale en noix de coco fraîches, ananas et bananes. La cuisine est aussi différente où le riz n’est plus gras ou saucé mais « fried », c’est-à-dire frit et c’est pas mal non plus !
J’ai été impressionnée par la quantité de taxi et l’absence de 2 roues. Du coup, ca fait des embouteillages à longueur de journée. A Kumasi, j’ai découvert qu’un marché pouvait ne pas avoir de fin. Si on voulait faire un labyrinthe géant, on ne pourrait pas faire mieux ! Et j’ai compris le sens de l’expression : « noir de monde » !
Sans trop attendre, on est descendu sur la côte, non pas à Accra, la capitale, mais à Cape Coast, petite ville côtière dynamique. J’ai reconnu l’océan de chez nous sauf que la côte n’était pas la même, plus escarpé, plus rouge, moins « arrangée », plus palmifiée !
La baignade était incontournable même si plus sportive que sur nos côtes françaises. La plage étant plus en pente et les vagues plus puissantes, c’était impossible de faire plus de 4 brasses sans se faire surprendre par une vague ! Mais c’était intéressant !
On a pu visiter 2 forts construits par les hollandais pour en faire un lieu de stockage d’esclaves noirs attendant dans des conditions atroces de partir pour l’Amérique, l’Europe ou les caraïbes. Assez prenant comme visite même si je n’ai pas tout capté ce qu’a dit le guide anglophone !
Le réveillon du 31 s’est fait au bord de la plage dans un somptueux restaurant avec des tarifs de restauration également somptueux ! Mais, il fallait bien marquer le coup !
D’ailleurs on s’en souviendra du 1er janvier 2008 car on n’a pas échappé au destin des touristes au Ghana qui est de se faire voler ! Bon, en soi, ce n’est jamais dramatique de perdre des choses matérielles même si c’est embêtant et si ce sont des choses valeureuses mais c’est toujours rageant de se faire avoir alors qu’on était à 10 mètres des affaires à ramasser les coquillages ! Notre romantisme nous perdra !
Mais pas question de se laisser abattre, le voyage continue et surtout le retour en car qui s’annonce être long et rempli de surprises :
Il nous aura fallu 30 heures de car pour rejoindre notre capitale burkinabè. Après avoir attendu 4 heures en pleine nuit à tenter de dormir, le temps que la frontière s’ouvre, il fallait attendre 3 heures le temps de se faire contrôler. Attendez, ce n’est pas tout : un douanier nous connaissant nous invite à prendre un pot nous assurant que le car ne partira pas sans son accord. Problème, il est bel et bien parti sans nous ! Vite, un taxi pour le rejoindre à la ville suivante où il nous attendrait. Mais une fois arrivées, le chauffeur trouvait que les 10 minutes étaient trop longues (comparées aux précédentes heures d’attente !) et décide de continuer sans nous. Du coup, on a du attendre que passe une Dina (grosse voiture où il n’y a pas de nombre limité de passagers !) pour rentrer 3 heures plus tard, et tout ceci sans se faire rembourser ! Le « satisfait ou remboursé » n’est pas encore dans les mœurs ici…
Bref, un voyage haut en couleurs et un séjour très intéressant dans un très beau pays.
De retour de voyage, un pot entre profs du juvénat était organisé à Ouaga. Chacun a pu transmettre ses vœux de bonne année aux autres en se donnant les 4 fameux coups de boule, salutation incontournable en toute occasion festive !
janvier 5, 2008 à 2:43 (Uncategorized)
Impossible de commencer ce nouvel article sans vous annoncer l’heureux évènement qu’a vécu la maison : un petit métisse vient de naître et fait la joie de ses parents qui ne dorment plus la nuit !
En effet, Noëlie, la femme de Xavier, mon coloc, a accouché le 23 novembre d’un petit bout de 55 cm et de 3,6 kgs. Après avoir passé 10 jours en grande famille, avec les tanties, les cousines et la maman, la mère et le fils ont été bien choyés. Maintenant, à notre tour de le bercer ! Par chance, mes nuits sont tranquilles malgré ses nombreux pleurs paraît-il !
En tout cas, voilà une source supplémentaire de bonheur !
Pour me faire comprendre, regardez plutôt ce qui suit !
A part cette nouvelle, les activités vont bon train.
En novembre a eu lieu le 1er salon des métiers du Burkina ! Oui, j’ai bien dit le 1er ! C’est à peine croyable que cette initiative indispensable pour promouvoir les différents métiers n’est pas été plus tôt mise en place. Il y avait de nombreux stands allant des écoles, aux centres de formation et aux entreprises diverses. Il y a de quoi étudier mais faut-il encore que les jeunes soient au courant de ce qu’ils peuvent faire…
En Afrique, les filles, même blanches, ne peuvent pas ne pas se tresser la tête. J’ai donc renouvelé l’expérience. Pour ce faire, il faut user de sa patience : 10 h de tressage, record à battre !! Heureusement, ça ne dure pas qu’une semaine. Au bout de 6 semaines, comme c’était un peu « gâté », je me suis décidée à enlever toutes ces mèches rajoutées. Et ça n’a pas été plus court à défaire ! Il fallait voir aussi ma tête à la fin :
Le 24 novembre, c’était la fête de notre vénérable Frère Gabriel Taborin, fondateur des frères de la Sainte famille. Alors, en son honneur, on a festoyé bien comme il faut ! Au programme : messe, un bon riz gras accompagné d’une brakina pour les amateurs de bière ou d’une sucrerie (nom donné au fanta, coca, sprite, tonic) pour les moins alcooliques ! Après s’être rempli la panse, un match nous attendait contre les élèves. Bien sûr, les profs que nous sommes avec nos talents footbalistiques incontestés avons eu le droit de tirer 2 penaltys (dont on ne sait d’où ils sortaient !) pour essayer de recoller au score, histoire de faire un peu de spectacle !
Le soir, direction le juvénat où les garçons nous ont montré leurs talents de chanteurs et de comédiens. Certains pourraient avoir de l’avenir…
dans le prochain article très très prochainement : la couleur de mes congés…
décembre 7, 2007 à 1:18 (Uncategorized)
20ème anniversaire de la mort de Thomas Sankara, président du Burkina Faso de 1983 à 1987 et 20 ans de présidence de Blaise Compaoré de 1987 à aujourd’hui.
Lundi 13 octobre dernier, on fêtait Thomas Sankara et le mercredi 15, Blaise Compaoré.
Avant d’y arriver, c’était la surprise. Qu’allait-il se passer ? des émeutes ? un coup d’état ? le calme plat ? Bien sûr, rien ne s’est passé, comme si on continuait à étouffer l’affaire.
Petit résumé de ce passage de l’histoire du Faso :
Thomas Sankara, militaire, et désigné comme président le 4 août 1983. Par son charisme et sa volonté de faire changer le cours des choses, il agit de façon révolutionnaire. La population semble apprécier. Il impose par exemple que tous les ministres se délaissent de leur Mercedes pour rouler en Renault 5. Il oblige le port de tuniques en cotonnades (produits au pays) et incite les citoyens à consommer burkinabè. Il lance une journée où ce sont les hommes qui vont faire le marché. Il lance une campagne massive de vaccination ; campagne de reboisement ; campagne d’alphabétisation…
Il a bien sûr aussi fait des gaffes comme le licenciement de 1500 enseignants dûe à leur grève. Il les remplace par des personnes non formées qui sont encore en activité et dont on subit encore les conséquences. Sa forte personnalité et ses ambitions finissent par faire peur.
Le 13 octobre 1987, Thomas Sankara et 12 de ses collaborateurs sont assassinés par un détachement militaire. Blaise Compaoré prend le pouvoir et y installe son parti.Depuis, le nouveau président réalise tranquillement ses projets en canalisant toute opposition.
Ici, les avis sont partagés :
- Il y a ceux qui font confiance à Blaise Compaoré car l’argument le plus avancé est qu’il mène son pays dans le calme (pas de guerre).
- Et les autres qui regrettent l’esprit révolutionnaire de Thomas Sankara et se résignent devant la présidence de Compaoré.
Pour plus d’infos plus neutres que les miennes (!), sos internet !
Tout cela pour dire que le 13 octobre dernier, aucune commémoration massive s’est produite et le 15, une caravane de la paix du CDP (parti de Blaise Compaoré) défilait de la brousse banlieusarde à la capitale…
On se demande combien de temps restera-t-il encore au pouvoir, d’autant qu’il n’a encore que la cinquantaine ! Les prochaines élections présidentielles sont pour 2010 mais sachant qu’aux législatives 2007, le CDP a remporté haut la main, que peut-on espérer ?
novembre 27, 2007 à 2:43 (Uncategorized)
J’ai eu la chance de participer à un congrès national de bioéthique (ouvert à tous).
Sur des thèmes très intéressants les congressistes ont pu échanger durant 3 jours. N’ayant pu assister qu’à une seule journée, je retiendrai la conférence du Dr Marguerite A.PEETERS (Belgique) sur « Les enjeux des développements institutionnels africains pour la vie et la famille » et le débat qui s’en est suivi.
Je vous fais part de ce que j’en ai retenu :
Dans les années 90, on pensait que c’était le temps de la montée occidentale. Arrive un nouveau langage : développement durable, logique gagnant/gagnant, protection de la reproduction… des mots et des concepts qui passent bien. On assiste à un basculement de la modernité à la post-modernité qui rejette la logique de croissance.
Cette révolution se fait silencieusement car elle se passe au dessus du niveau national (par les ONG).
Un processus de transformation culturelle se met en place avec un vocabulaire qui évolue :
On passe de mariage à amour libre, de mari/femme à partenaire, de bonheur à bien-être, d’autorité parentale aux droits des enfants, du don de soi à la possession de son corps, de la procréation à la reproduction, de la communion entre personnes à la fusion entre individus sans visages, de la complémentarité entre hommes et femmes à la répartition des tâches et égalité…
Ainsi, l’Afrique prend conscience de l’état de déconstruction de l’Occident. Elle a ici une chance de montrer ses valeurs universelles auxquelles elle est très attachée.
Elle vit une espérance. La difficulté réside dans le fait qu’elle doit participation à la mondialisation sans se laisser séduire par les méfaits.
Pas facile facile…
Pour plus d’infos sur la vie ici, visitez le super blog de Aude et Renaud, coopérants DCC à Ouaga : coope.decalee.free.fr/
octobre 20, 2007 à 11:09 (Uncategorized)
Est-ce si bien que ça la modernité pour le Burkina ? Oui sûrement, mais à quel prix ?
Jean-Marie, un ami, me faisait justement remarquer qu’il ne vivait pas si bien que ça les avancées modernes que vivait le pays. Il ne se disait pas le seul à penser ceci : Les burkinabè sont « perdus » dans le sens où ils ne savent plus où aller, que faire, et qui ils sont.
Le pays part de son histoire avec sa, certes, lente progression, mais avec sa culture très forte et encore existante, surtout dans les villages. Comment faire pour cette nouvelle génération de jeunes pour gagner sa vie et survivre ? Les choses veulent que les villes attirent de plus en plus. La brousse se dépeuple donc à très grande vitesse. Même si le nombre de naissances est encore très élevé dans les villages, un petit nombre parmi ces enfants y restera pour travailler. Les autres, s’ils ont la chance d’aller à l’école et d’y réussir, ils auront tout naturellement envie d’aller là où il y a du travail, c’est-à-dire en ville.
La ville, lieu où les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent sans rendre de comptes à personne. Les tentations sont nombreuses et les déviances plus possibles. On pourrait alors se dire : « c’est tant mieux si une telle personne accède aux avantages et inconvénients de la ville et si comme nous, il accède à ce monde moderne. »
Le problème est que cette personne a une histoire, personnelle et culturelle, très forte, bien plus présente que la nôtre. Ce qui induit des conséquences.
Comment doit-il agir ? Comme ce que ses « vieux » et ses ancêtres lui ont recommandé d’être et de faire ou suivre la mode sans se soucier de leurs paroles.
Par exemple :
- Lors d’une fête de famille, commencer les salutations par le vieux et la vieille ou faire comme bon lui semble, peu importe l’ordre ?
- Ecouter sagement les paroles du vieux, même s’il n’est pas toujours clairvoyant, ou mettre fin à son discours en pensant qu’il ne comprend rien et qu’il est à côté de la plaque ? (-à savoir qu’apparemment, même eux évoluent considérablement leurs idées sur la vie et ne restent pas si figés que ça.-)
- Pour obtenir un travail, aller au village faire des sacrifices (d’animaux) ou multiplier les entretiens et les concours ?
- pour lutter contrer la stérilité, aller au village voir des marabouts et faire des sacrifices ou se fier à la science.
Comment avancer sans oublier et nier sa culture si on la juge importante de la conserver pour soi et pour l’histoire du pays ?
Faut-il toujours s’incliner, au sens propre du terme, devant ses vieux ou rester debout, plus en hauteur qu’eux ? Des symboles peut-être mais toute une signification et une manière de vivre derrière tout ça…
Respecter la tradition ou en créer une nouvelle ?
Après ça, un autre ami m’en parlait avec les mêmes mots et me chantait la chanson qu’il avait composé : « L’Afrique souffre, l’Afrique souffre, elle ne sait plus qui elle est… » Puis mon grand frère (d’ici) me parle des africains qui ne savent plus qui ils sont, qu’ils ne sont ni noirs ni blancs…
Voilà pourquoi ils se disent « perdus ».
octobre 12, 2007 à 5:30 (Uncategorized)
Arrivée le 31 juillet sur le tarmac de Roissy, j’ai pris le train pour Ruffec City où j’arrive le soir avec un retard prévu d’1h. Au final, le train n’a eu que 30 min de retard : du coup, vous imaginez la suite : personne à la gare pour m’accueillir !! sniff !! mais heureusement que les grands-parents ont toujours une longueur d’avance et ont donc étaient les premiers à me voir ! Mais non, je ne vous en veux pas maman et Marie, c’était la faute du train !
Le lendemain, direction « la Vendée » où toute la famille Francès et Guillaud se retrouvaient autour de la ptite star nommée Pauline qui fêtait sa 1ère année passée. Une belle journée de retrouvailles familliales…
Etant à 2 pas de la mer, on a bien sûr profité de la force des éléments : les tubes pour faire du body et le vent pour le kite (grand cerf-volant avec planche à roulette si on le sent !).
On profite de la côte un peu plus longtemps avec Marie avant de rejoindre la famille bretonne pour une petite semaine. Et là, la chance était avec nous : du beau temps du début à la fin ! Apparemment la seule belle période de l’été !
Hébergés au moulin chez Mamie, on passe d’agréables journées chez les cousins, les tontons et les tatas où la gastronomie est digne des restos alors pour moi, c’est la fête ! Et qui dit Bretagne dit mer donc passage obligé aux « blancs sablons », notre plage préféré. J’ai eu également la belle occasion de m’initier au ski nautique. Mais pour skier sur l’eau, il faut déjà réussir à sortir le corps de l’eau et ça, c’est pas fastoche !
La route nous appelle : Kenavo Breizh !
Un petit détour par Loctudy chez Christelle où on ne résiste pas à l’envie de savourer les délicieuses crêpes de la chouannerie !
Cap vers la Charente où les amies angevines me retrouvent pour passer le week-end. On se raconte nos petites vies respectives et on se remet à jour sur les ragots et évènements importants évidemment ! Comme au bon vieux temps des études !
Voilà qu’arrivent plus de 2 semaines pour me requinquer et refaire le plein d’énergie avant de repartir. Inutile de vous dire que je passais plus de temps à dormir qu’à être éveillée !! J’en ai profité pour passer du temps en famille, faire des choses infaisables l’année, faire du sport avec les cousins, et glandouiller un peu dans le canap !
Avant que nos versaillais (famille de mon frère) ne quittent leur château pour les pyrénées, on s’organise un we famille chez eux. Au programme : spectacle pirotechnique sur le Roi Soleil (on n’a pas tout compris de l’originalité mais c’était sympa !), balades dans Paris et dans la forêt de Fontainebleau.
Après quelques semaines de ressourcement en famille et entre amis arrive (enfin) le jour de redécoller pour l’Afrique !